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Thèse. Les relations familiales à l'épreuve de l'incarcération

Publié le par Ricordeau Gwénola

« Les relations familiales à l’épreuve de l’incarcération. Sentiments et solidarités à l’ombre des murs. » (485 pages)

Thèse soutenue le 1er décembre 2005. Sous la direction de F. Chazel (Université Paris iv – Sorbonne).

Mention : « Très honorable, avec les félicitations du jury ».

A. Ogien (rapporteur), Directeur de recherches cnrs, ehess ;

P. Robert (rapporteur), Directeur de recherches cnrs, Groupe Européen de Recherches sur les Normativités (Gern) ;

J. Baechler, Professeur, Université Paris iv – Sorbonne ;

I. Théry, Directrice d’études, ehess ;

C. Rostaing, Maître de conférences, Université de Lyon ii – Lumières.

Cette recherche repose sur une sociologie participante et l’analyse de plus de 130 entretiens semi-directifs, menés avec des personnes incarcérées, des proches de détenu-e-s et des ex-détenu-e-s, sur les thèmes de la famille, de l’intimité et de la sexualité.

Les ajustements familiaux aux contraintes de l’incarcération varient pendant le parcours carcéral, selon le type de délit/crime reproché et les ressources (sociales, culturelles, etc.) de l’individu et de son entourage. Les effets tangibles de l’enfermement sur l’intimité et la sexualité (du détenu et de ses proches) révèlent la fonction sociale de la prison (malgré son humanisation) et démentent la notion d’individualité des peines.

La socialisation carcérale (« faire son temps ») écarte d’autant mieux le détenu de ses proches que la famille est souvent jugée comme la cause principale de la délinquance et que les proches sont stigmatisés car considérés « coupables par association » : les ruptures des liens familiaux incluent donc des formes de protection des proches et de préservation de soi.

Enjoint de se montrer apte à la libération, le détenu dispose pourtant, avec ses proches, des meilleurs garants d’une réinsertion réussie. Malgré leur fréquente précarisation et leur faible prise en considération par le système carcéral, les proches de détenus sont pourtant sommés de mettre en œuvre une solidarité familiale.

INTRODUCTION

I. La genèse d’un objet

II. Les problématiques de la recherche

III. L’enquête : méthode et difficultés

PREMIÈRE PARTIE : L’ÉPREUVE DE LA SÉPARATION

I. Le système pénitentiaire et le maintien des liens familiaux

II. Des obstacles à la solidarité des proches

III. Le « choc carcéral » et les premières ruptures

IV. Isolements subis et solitude choisie

DEUXIÈME PARTIE : LES INFORTUNES DE LA SÉPARATION

I. Des relations ordinaires et singulières

II. Le parloir : entre joies, chagrins et galères

III. Le courrier, le téléphone, les messages radio et l’aide financière

TROISIÈME PARTIE : LA PRISON EN PARTAGE

I. Tomber… amoureux

II. La parentalité et l’incarcération

III. Deuils irréels, deuils impossibles

QUATRIÈME PARTIE : PRATIQUES, IDENTITÉS ET REPRÉSENTATIONS SEXUELLES

I. L’identité sexuelle, le désir et les frustrations

II. Les formes d’une pseudo-hétérosexualité

III. Pratiques homosexuelles, discours hétérosexistes

CINQUIÈME PARTIE : LA LIBERTÉ DEVANT SOI

I. Un dehors si loin…

II. Sort-on jamais de prison ?

SIXIÈME PARTIE : LA PRISON, UN PROJET POLITIQUE

I. La prison et les mobilisations collectives

II. La modernité et le dévoilement de la fonction carcérale

CONCLUSION

I. Les principales conclusions de l’enquête

II. L’enquête face aux contraintes carcérales

▪ En ligne sur plusieurs sites Internet

Archives ouvertes : http://tel.archives-ouvertes.fr

Ban public : http://prison.eu.org

Comité européen pour la défense des enfants de parents détenus : http://www.eurochips.org

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