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Thierry P.: "La sexualité des Filipinas"

Publié le par Ricordeau Gwénola

Thierry P.: "La sexualité des Filipinas"

On m'a signalé, il y a peu, le blog d'un certain Thierry P., car il était fait mention d’un de mes articles. J’ai d’abord trouvé amusant d’être citée sur un blog qui correspondait précisément à un objet sur lequel j’avais un jour envisagé d’écrire un article : les blogs d’expatriés occidentaux aux Philippines. J’en ai parcouru pas mal et je connais assez bien les représentations qu’ils véhiculent des femmes philippines (et occidentale) et de leur sexualité.

Je vous promets que le blog de Thierry P., c’est la Rolls du blog cra-cra. En novembre dernier, il conseillait, par exemple, « pour rester zen aux Philippines » : « laissez votre filipina faire les courses au supermarché à votre place ». Notamment parce que les femmes philippines n’ont pas la même notion du temps que les occidentaux…

Récemment, Thierry P. s’est fendu d’un texte sur « la sexualité des filipinas ». C’est un tel ramassis de clichés et de propos misogynes et racistes que je ne sais pas par quel bout le prendre. J’ignore pourquoi il cite mon article, puisque justement j’y dénonce l’utilisation des stéréotypes (comme le fameux « les femmes asiatiques » qui « n’ont jamais la migraine » et « aiment la sexualité orale ») auxquels lui-même souscrit.

De façon très typique, Thierry P. est également très en colère contre les femmes occidentales. Il se plaint, ici et là sur Internet, des « quarante années d’abstinence » qu’il a vécu en France avant de connaitre le bonheur sexuel aux Philippines. Et il aime à dénoncer le harcèlement conjugal qu’il a subi de la part d’une française et qui l’a obligé à immigrer (carrément).

Thierry P. n’est pas original pour deux sous, mais il arrive tout de même à faire, en un seul texte, un bingo des représentations racistes et misogynes généralement tenus sur les femmes philippines.

Bref, voilà un petit florilège de sa prose en image, et si vous voulez lire l’intégralité, c’est ici.

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Un article sur la rencontre avec Hafed Benotman (Lille, mai 2013)

Publié le par Ricordeau Gwénola

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Appel à communications: "Sortir la nuit"

Publié le par Ricordeau Gwénola

Appel à communications: "Sortir la nuit"

Journée d’études :

Sortir la nuit.

Rapports sociaux de sexe, perceptions et usages nocturnes des espaces publics.

Lille, novembre 2013

Cela fait plus de vingt ans que ces slogans retentissent régulièrement : « La rue, la nuit, femmes sans peur ! », « Take back the night ! » ou « Marchons ensemble la nuit pour ne plus jamais nous faire marcher dessus ! ». S'ils ponctuent, du Québec aux États-Unis, en passant par la France, les marches féministes « de nuit », c'est que des femmes continuent à lutter pour leur droit à occuper l'espace public la nuit – comme le jour. Pourtant, les dimensions spatiales du sexisme et leurs déclinaisons diurnes/nocturnes sont encore mal connues et peu étudiées.

La journée d’études « Sortir la nuit » porte sur les usages et les perceptions des espaces publics la nuit au prisme des rapports sociaux de sexe. Elle s’inscrit dans un ensemble de travaux sur les usages des espaces publics réalisés essentiellement par des géographes et des sociologues, mais son but est de faire se rejoindre deux points d'entrée dans le sujet en conjuguant des éléments souvent envisagés séparément : la prise en compte des pratiques et des représentations des femmes et des hommes – cette deuxième catégorie d'acteurs étant absente dans les travaux des géographes – et une focale sur l'usage nocturne des espaces publics – la nuit ne constituant pas un point d'entrée spécifique dans les travaux des sociologues.

Si la journée d’études « Sortir la nuit » entend explorer prioritairement l'espace de la rue, lieu de passage obligé des sorties, de jour comme de nuit, d’autres lieux (parcs, places, terrasses, etc., voire même transports en commun) sont également inclus dans la définition des espaces publics urbains retenue par la journée d’études.

Nous attendons des propositions de communications autour des trois thèmes suivants :

1. Nuit sociale et espaces urbains

  • Quelles sont les perceptions de la nuit en ville ? Que nous apprend l’exploration de la nuit « sociale » (versus la nuit « naturelle ») ?
  • Comment la géographie ordinaire du sexisme est-elle renforcée ou contestée lors des événements urbains de masse (concerts gratuits en plein air, carnavals, etc.) ?
  • Que révèle le travail de nuit dans les espaces publics sur la reconfiguration et l’expression des rapports sociaux de sexe (travailleuses du sexe/prostituées, serveuses et barmaids, conductrices de bus ou de taxis, policières, etc.) ?

2. Expériences et perceptions des violences la nuit

  • Comment décrire, dans une perspective féministe, les interactions nocturnes (par exemple la frontière entre séduction et harcèlement) dans les espaces publics ? Comment sont-elles vécues ?
  • Quelles stratégies individuelles (évitement, habillement, etc.) ou réappropriations collectives (marches de nuit, etc.) les femmes mettent-elles en place ?
  • Comment les pouvoirs publics peuvent-ils s’emparer et/ou prennent-ils en charge la question des violences sexistes/sexuelles dans les espaces urbains ?

3. Théorie et méthodologie

  • Quelles approches théoriques et quels outils (cartes mentales, etc.) permettent de saisir la géographie du sexisme, en particulier ses déclinaisons urbaines et nocturnes ?
  • Comment mener, sur ces thématiques, une recherche féministe ?

Cet appel à communications s’adresse en particulier aux personnes travaillant en géographie, sociologie, science politique, mais il reste ouvert aux autres approches disciplinaires. Il n’est pas restrictif quant aux périodes historiques et aux aires géographiques étudiées.

La journée d’études « Sortir la nuit » a pour but de permettre la restitution (notamment à travers une exposition) d’une recherche réalisée à Lille par l’équipe organisatrice de l’événement et de créer des passerelles entre des recherches en cours. Les doctorant-e-s et les jeunes chercheur-e-s sont fortement encouragées à proposer des communications.

Les propositions de communication (3 000 signes, en indiquant le statut, l’institution de rattachement et l’adresse mail) doivent être adressées par email avant le 10 septembre 2013 à : equipe.envs.lille@gmail.com.

Comité d’organisation : Camille Guenebeaud, Aurore Le Mat, Gwenola Ricordeau et Sidonie Verhaeghe.

La Journée d’études est organisée dans le cadre du programme « ‘La rue, la nuit, femmes sans peur’ ? Enquête à Lille sur la nuit, les espaces urbains et les violences sexistes », financé par le GIS Genre, avec le soutien du CERAPS (UMR CNRS 8026, université Lille 2), du CLERSÉ (UMR CNRS 8019, université Lille 1) et de TVES (EA 4019, université Lille 1).

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What girls like and what girls (should) want: an ethnography of the shōjo manga industry

Publié le par Ricordeau Gwénola

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La triche aux examens n'est plus ce qu'elle était

Publié le par Ricordeau Gwénola

La triche aux examens n'est plus ce qu'elle était

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Copies, fin de semestre

Publié le par Ricordeau Gwénola

Copies, fin de semestre

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Rencontre avec Hafed Benotman à Lille

Publié le par Ricordeau Gwénola

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Table-ronde: les migrations au regard des récits de vie

Publié le par Ricordeau Gwénola

Le CIEMI
le Réseau thématique Parcours de vie et dynamiques sociales (RT22)
de l’Association française de sociologie (AFS)

vous invitent
le mercredi 15 mai 2013
de 15 h à 17 h
à l’Université Paris-Sorbonne — Maison de la Recherche
28, rue Serpente — Paris VIe
Salle des conférences (D 035) — rez-de-chaussée


à une
TABLE RONDE
Les migrations au regard des récits de vie
organisée autour du dossier éponyme paru dans
Migrations Société n° 145 (janvier-février 2013)

avec quatre auteurs ayant contribué au dossier

  • Beate Collet, sociologue, Université Paris-Sorbonne, Groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne (GEMASS), coordonnatrice du dossier

  • Catherine Négroni, sociologue, Université Lille 3, Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSÉ)

  • Gwenola Ricordeau, sociologue, Université Lille 1, Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSÉ)

  • Blandine Veith, sociologue, CNRS, Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS), coordonnatrice du dossier

DISCUTANT
Didier Lapeyronnie
Professeur de sociologie, Université Paris-Sorbonne,
Groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne (GEMASS)

Modérateur : Pedro Vianna, rédacteur en chef de Migrations Société

Maison de la Recherche — Université Paris-Sorbonne
28, rue Serpente Paris VIe
métro : Saint-Michel (ligne 4), Odéon (lignes 4, 10), Cluny-La Sorbonne (ligne 10) ;
RER : Saint-Michel (lignes B, C) ; bus : 21, 27, 38, 58, 63, 70, 85, 86, 87, 96

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Il faut toujours chercher la femme

Publié le par Ricordeau Gwénola

Il faut toujours chercher la femme

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Les chaussures d'Imelda Marcos

Publié le par Ricordeau Gwénola

Les chaussures d'Imelda Marcos

Souvent présentée comme un symbole de la dictature philippine (1972-1986) et de la prodigalité du couple Marcos, la collection de chaussures d’Imelda Marcos est exposée depuis 2001 dans le Footwear Museum de Marikina. La Lettre de l'Afrase me donne l'occasion de raconter l'histoire de cette collection de chaussures et d'interroger cet étrange intérêt porté à Imelda Marcos...

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